Après une chirurgie du ménisque, la reprise des activités physiques se fait progressivement. Parmi ces activités, la course à pied représente une étape importante, car elle impose des contraintes répétées au genou. Chaque foulée génère en effet une succession d’appuis et d’impacts qui sollicitent l’articulation, les muscles et les structures internes du genou.
Avant d’envisager cette reprise, il est donc nécessaire de comprendre que toutes les chirurgies du ménisque ne conduisent pas au même rythme de récupération. La nature de l’intervention réalisée influence directement la manière dont la rééducation est organisée et les précautions à respecter.
Le type de chirurgie du ménisque influence la reprise de la course
Le ménisque est une structure fibrocartilagineuse située entre le fémur et le tibia. Il participe notamment à la répartition des charges dans l’articulation et contribue à la stabilité du genou lors des mouvements.
Deux situations chirurgicales principales peuvent se présenter.
- la méniscectomie partielle, qui consiste à retirer la partie abîmée du ménisque
- la suture méniscale, qui vise à réparer la lésion pour préserver la structure
- les contraintes mécaniques exercées sur le genou ne sont pas les mêmes selon l’intervention
- la progression de la rééducation s’adapte donc au type de chirurgie réalisée
Dans le cas d’une méniscectomie partielle, la partie lésée est retirée mais il n’y a pas de cicatrisation à protéger. La récupération peut donc évoluer relativement rapidement si le genou tolère bien les exercices.
À l’inverse, après une suture méniscale, la réparation doit cicatriser. Le ménisque réparé doit être exposé progressivement aux contraintes afin d’éviter de solliciter trop tôt la zone réparée. La progression des activités physiques est donc généralement plus prudente.
Des repères fonctionnels avant d’envisager la course
Avant d’introduire la course dans la rééducation, certains repères fonctionnels sont généralement recherchés. L’objectif est de vérifier que le genou tolère déjà des contraintes mécaniques simples avant d’augmenter l’intensité des efforts.
- une mobilité du genou satisfaisante
- une marche confortable sans réaction du genou
- une récupération jugée suffisante de la force musculaire autour du genou
- une bonne tolérance aux exercices dynamiques réalisés en rééducation
Ces éléments indiquent que l’articulation supporte correctement les contraintes imposées par les exercices et qu’elle peut progressivement être exposée à des sollicitations plus importantes.
Des délais qui dépendent de l’intervention et de l’évolution du genou
Les délais de reprise restent des repères généraux et peuvent varier selon la lésion initiale, la technique chirurgicale et l’évolution de la récupération.
Après une suture méniscale, la reprise de la course n’est généralement pas envisagée avant plusieurs semaines de rééducation. Dans différents protocoles de rééducation, elle peut être réintroduite progressivement autour du troisième ou du quatrième mois lorsque la récupération musculaire, la stabilité du genou et la tolérance aux exercices dynamiques sont jugées satisfaisantes.
La reprise des autres activités sportives intervient souvent plus tardivement, généralement entre quatre et six mois, selon l’évolution du genou et les recommandations du chirurgien.
Dans le cas d’une méniscectomie partielle, la reprise de la course peut parfois être envisagée plus tôt si la récupération fonctionnelle est rapide et que le genou ne présente pas de réaction inflammatoire après les efforts.
Dans tous les cas, la progression reste progressive afin de permettre à l’articulation de s’adapter progressivement aux contraintes répétées de la course.
Une reprise qui doit rester progressive
Même lorsque la course est autorisée, elle n’est généralement pas introduite de manière intensive. Les premières séances restent courtes et permettent surtout d’observer comment le genou réagit aux impacts.
Une augmentation progressive du volume de course permet ensuite d’augmenter progressivement les contraintes imposées au genou, tout en laissant à l’articulation le temps de s’adapter aux sollicitations.
Lorsque la progression est bien tolérée et que le genou ne présente pas de réaction inhabituelle après les séances, la reprise des activités sportives peut ensuite évoluer vers des efforts plus importants.
Ai-je bien compris?
Après une chirurgie du ménisque, la reprise de la course dépend principalement du type d’intervention réalisée. Une méniscectomie partielle permet souvent une progression plus rapide, alors qu’une suture méniscale nécessite davantage de prudence afin de protéger la cicatrisation. Avant de reprendre la course, le genou doit déjà tolérer la marche, les exercices dynamiques et les efforts musculaires sans réaction importante. Dans certains protocoles, la course peut être réintroduite progressivement autour du troisième ou du quatrième mois après une suture méniscale, alors que les autres activités sportives sont généralement envisagées entre quatre et six mois. L’évolution réelle dépend toutefois toujours de la tolérance du genou et des recommandations du chirurgien qui assure le suivi.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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