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Après un arrêt prolongé de la course à pied, qu’il soit lié à une blessure, à une douleur persistante, à une maladie ou simplement à une période d’inactivité, la question du bon moment pour reprendre revient très souvent. Beaucoup de coureurs attendent la disparition complète de la douleur ou le retour d’une sensation de normalité au quotidien pour recommencer à courir. Pourtant, ces critères ne suffisent pas toujours à garantir une reprise sécurisée.
Un arrêt prolongé entraîne des adaptations du corps, parfois peu perceptibles. Même lorsque la douleur a diminué, certaines capacités peuvent avoir régressé. La force semble souvent correcte dans les gestes simples, mais l’endurance musculaire, la coordination et la capacité des tissus à encaisser des contraintes répétées sont fréquemment diminuées. La course à pied impose en effet des impacts répétés et une charge cumulée très différente de celle de la vie quotidienne.
Reprendre trop tôt expose à une surcharge progressive. Le corps peut tolérer quelques séances sans difficulté apparente, puis la douleur réapparaît lorsque la charge dépasse les capacités réelles des tissus. À l’inverse, attendre trop longtemps par crainte de se faire mal peut entretenir une perte de capacité et rendre la reprise plus délicate. Le bon moment pour reprendre dépend donc davantage de l’état fonctionnel du corps que du temps écoulé depuis l’arrêt.

Reprendre dans une phase de transition

La reprise de la course à pied doit s’inscrire dans une phase de transition. Il ne s’agit pas de retrouver immédiatement les volumes, les allures ou la fréquence d’entraînement d’avant l’arrêt. Commencer par des séances courtes, espacées et à intensité modérée permet aux tissus de se réadapter progressivement. Cette progressivité est essentielle pour retrouver une tolérance suffisante aux impacts et à la répétition des efforts.
Pendant cette période, il est utile de garder à l’esprit que réduire ou différer la reprise de la course ne signifie pas réduire l’entraînement global.

Le corps peut continuer à être sollicité par d’autres formes de travail :

Cette approche permet de préserver les capacités physiques tout en respectant les limites temporaires du corps.

Être attentif aux signaux du corps

Savoir quand reprendre implique également d’apprendre à interpréter les signaux corporels. Une gêne légère et transitoire n’a pas la même signification qu’une douleur persistante, qui augmente d’une séance à l’autre ou modifie la façon de courir. Être attentif à l’évolution des sensations permet d’ajuster la progression sans tomber dans une reprise trop rapide ou dans un évitement excessif.
Plusieurs éléments doivent guider la reprise :

Ces repères permettent d’adapter la reprise au jour le jour, en respectant le rythme d’adaptation du corps.
Enfin, il n’existe pas de moment universel valable pour tous les coureurs. L’historique de l’arrêt, sa durée, le niveau de pratique et les objectifs influencent fortement le calendrier de reprise. Un bilan en kinésithérapie permet d’évaluer les capacités actuelles, d’identifier les points à renforcer et d’aider à déterminer quand et comment reprendre la course dans une logique plus sécurisée et durable.

Ai-je bien compris?

Après un arrêt prolongé, la disparition de la douleur ne suffit pas à décider de la reprise. L’arrêt entraîne souvent une baisse de tolérance aux contraintes de la course. La reprise doit être progressive, intégrée dans une phase de transition et ajustée aux signaux du corps. Maintenir d’autres formes d’entraînement aide à sécuriser le retour à la course.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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