Un fonctionnement moteur moins constant
Dans la maladie de Parkinson, les capacités motrices peuvent varier au cours d’une même journée.
À certains moments, le mouvement est plus fluide et plus facile. À d’autres, il paraît plus lent ou plus contraint. Ces variations peuvent être liées à l’évolution naturelle de la maladie, mais aussi aux périodes d’efficacité variable du traitement.
Les circuits qui modulent l’amplitude, la vitesse et la coordination du mouvement fonctionnent de manière moins stable. La régulation interne devient plus sensible aux variations biologiques, à la fatigue et à la charge d’activité.
Cela peut se traduire par :
- une marche plus aisée le matin puis plus lente en fin de journée
- une écriture plus ample à certains moments
- des transitions plus fluides suivies de phases plus segmentées
- une rigidité plus marquée à certaines heures
Ces changements ne traduisent ni un manque d’effort ni une régression soudaine. Ils reflètent un système moteur devenu plus fluctuant.
Le rôle des phases “on” et “off”
Le traitement dopaminergique améliore la qualité du mouvement, mais son efficacité peut varier au fil des heures. On parle parfois de phases dites “on”, lorsque le mouvement est plus souple, et de phases “off”, lorsque les symptômes sont plus marqués.
Ces alternances ne sont pas toujours parfaitement prévisibles. Elles contribuent à la sensation que les capacités changent d’un moment à l’autre.
L’influence de la fatigue et de la charge attentionnelle
Même en dehors des variations liées au traitement, la fatigue joue un rôle important.
Un mouvement devenu moins automatique demande davantage d’attention. Cette mobilisation constante peut accentuer la lenteur ou la rigidité au fil de la journée.
La variabilité résulte donc d’un ensemble de facteurs :
- régulation neurologique moins stable
- efficacité variable du traitement
- fatigue accumulée
- charge attentionnelle plus importante
L’objectif de la rééducation : s’adapter aux variations
La rééducation ne cherche pas à supprimer ces fluctuations. Elle vise à apprendre à les identifier et à organiser l’activité en conséquence. Repérer les moments plus favorables permet de planifier les tâches les plus exigeantes. Les périodes plus difficiles peuvent être consacrées à des activités plus légères ou à la récupération.
L’objectif est de maintenir une continuité d’activité, en tenant compte de cette variabilité naturelle.
Ai-je bien compris?
Dans la maladie de Parkinson, les capacités peuvent varier au cours de la journée. Certaines périodes sont plus fluides, d’autres plus lentes ou plus rigides. Ces fluctuations peuvent être liées à l’évolution de la maladie, à l’efficacité variable du traitement et à la fatigue. Elles ne traduisent pas un manque d’effort. La rééducation aide à identifier ces variations afin d’adapter l’activité et de préserver une organisation fonctionnelle au quotidien.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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