kinesport versailles, nos spécialités, rééducation respiratoire, réhabilitation respiratoire BPCO,Pourquoi la BPCO est-elle une maladie chronique

La bronchopneumopathie chronique obstructive est définie comme une maladie chronique car les modifications qu’elle entraîne au niveau des bronches et parfois du tissu pulmonaire s’inscrivent dans la durée. Le terme « chronique » ne signifie pas brutal ni permanent dans son intensité, mais durable dans le temps.
Dans la BPCO, l’obstruction des voies respiratoires est dite persistante. Cela signifie que, même en dehors des périodes d’aggravation, le passage de l’air à l’expiration reste limité. Cette limitation est objectivée par un test de souffle confirmant une obstruction qui ne disparaît pas complètement.

Une modification durable des voies respiratoires

Au fil des années, des expositions répétées à des irritants respiratoires peuvent entraîner une inflammation chronique des bronches. Cette inflammation correspond à une irritation prolongée de la paroi bronchique. Avec le temps, elle peut s’accompagner d’un épaississement de cette paroi, d’une réduction du calibre des petites bronches et d’une production de mucus plus fréquente.
Dans certaines formes, notamment lorsqu’un emphysème est associé (altération progressive du tissu pulmonaire), l’élasticité naturelle du poumon peut diminuer. Cette élasticité contribue normalement à faciliter l’expulsion de l’air lors de l’expiration. Sa diminution peut rendre l’évacuation de l’air moins efficace.
Ces modifications ne disparaissent pas spontanément. Elles constituent le socle de la maladie et expliquent pourquoi l’obstruction est considérée comme durable.
Une maladie respiratoire chronique se caractérise généralement par :

Une évolution lente, avec des phases variables

Chronique ne signifie pas constamment aggravée. La BPCO évolue le plus souvent lentement. Des périodes relativement stables peuvent alterner avec des épisodes d’aggravation transitoire appelés exacerbations. Ces épisodes correspondent à une majoration temporaire des symptômes respiratoires.
Entre ces phases, le niveau d’obstruction de fond reste cependant présent. La fonction respiratoire ne revient pas totalement à son état antérieur, ce qui distingue la BPCO de certaines maladies respiratoires réversibles.
La chronicité renvoie donc à la persistance d’un terrain respiratoire modifié, même lorsque les symptômes semblent mieux contrôlés.

Une adaptation progressive dans le temps

Lorsque la respiration est durablement contrainte, l’organisme s’adapte progressivement. Le rythme respiratoire peut se modifier, certains muscles respiratoires peuvent être davantage sollicités, et les activités quotidiennes peuvent être adaptées pour limiter la gêne.

Dans ce contexte, la maladie chronique peut s’accompagner :

Ces adaptations ne définissent pas la maladie, mais elles participent à son expression fonctionnelle dans la vie quotidienne.
La BPCO est donc dite chronique parce qu’elle repose sur une modification durable de la mécanique respiratoire. Cette modification ne correspond pas à un épisode isolé, mais à un état installé qui évolue dans le temps, parfois lentement, parfois avec des fluctuations, sans retour complet à une fonction respiratoire normale.

Ai-je bien compris?

La BPCO est qualifiée de maladie chronique parce que l’obstruction des bronches est persistante dans le temps. Même en dehors des périodes d’aggravation, le passage de l’air reste limité et cela est confirmé par un test de souffle. Les modifications des bronches et parfois du tissu pulmonaire ne disparaissent pas spontanément. La maladie évolue généralement lentement, avec des phases plus ou moins stables. La chronicité signifie donc une modification durable du fonctionnement respiratoire, et non une aggravation brutale permanente.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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