kinesport versailles, nos spécialités, kiné du sport, kiné course à pied, Peut-on continuer à courir quand on a une douleur

Lorsqu’une douleur apparaît en course à pied, la première question que se pose le coureur est souvent simple : faut-il continuer à courir ou s’arrêter ? Cette interrogation est légitime, car la course est une activité répétitive et la crainte d’aggraver une situation déjà inconfortable est fréquente. Pourtant, la présence d’une douleur ne conduit pas systématiquement à un arrêt immédiat. La réponse dépend du contexte dans lequel cette douleur apparaît et de la manière dont le corps y réagit.
La douleur n’est pas un signal uniforme. Elle peut traduire une adaptation temporaire du corps à une contrainte inhabituelle, une fatigue localisée, ou au contraire le début d’une surcharge que les tissus ont du mal à encaisser. Continuer à courir avec une douleur n’a donc pas la même signification selon son intensité, son évolution et son impact sur la manière de courir. Dans certains cas, le coureur peut maintenir son activité sans aggraver la situation, tandis que dans d’autres, la poursuite de la course entretient ou accentue le problème.

L’impact de la douleur sur le mouvement

Un élément essentiel à considérer est la façon dont la douleur influence le mouvement. Lorsqu’une douleur modifie la foulée, la posture ou la coordination, même de manière discrète, elle peut entraîner des compensations. Ces adaptations permettent parfois de continuer à courir à court terme, mais elles modifient la répartition des contraintes dans le corps.
Ces compensations peuvent notamment :

La douleur initiale peut alors s’étendre, se déplacer ou devenir plus persistante, non pas à cause d’un événement brutal, mais à cause de ces adaptations répétées.

Prendre en compte l’évolution de la douleur

Le moment d’apparition et l’évolution de la douleur sont également déterminants. Une gêne qui apparaît uniquement en début de séance et disparaît rapidement n’a pas la même signification qu’une douleur qui augmente au fil des kilomètres ou qui persiste après l’effort. De même, une douleur ancienne et stable ne se gère pas comme une douleur récente survenant dans un contexte de changement d’entraînement, de fatigue ou de reprise après une pause.
Continuer à courir malgré une douleur peut parfois être possible, mais cela ne signifie pas ignorer le signal. La question centrale n’est pas seulement de savoir si l’on peut courir, mais si le corps est capable de tolérer la contrainte sans entrer dans un cercle de surcharge. Sans évaluation, il est difficile pour le coureur de distinguer une adaptation acceptable d’un risque de blessure en construction.
Dans ce contexte, certains éléments doivent être analysés :

C’est dans ce cadre que l’accompagnement en kinésithérapie prend tout son sens. Le rôle du kiné n’est pas de décider à la place du coureur, mais d’aider à comprendre ce que la douleur signifie dans le fonctionnement global du corps. En analysant le mouvement, la charge d’entraînement et la tolérance des tissus, il devient possible de déterminer si la poursuite de la course est raisonnable ou si une adaptation est nécessaire.
Ainsi, continuer à courir quand on a une douleur n’est ni systématiquement dangereux, ni toujours recommandé. La réponse dépend de la nature de la douleur, de son évolution et de son impact sur le mouvement. Comprendre ces éléments permet de prendre une décision plus éclairée et d’éviter que la douleur ne s’installe durablement.

Ai-je bien compris?

Avoir une douleur en courant ne signifie pas toujours qu’il faut s’arrêter immédiatement. Tout dépend de l’intensité de la douleur, de son évolution et de son impact sur la foulée. Une douleur peut entraîner des compensations qui augmentent les contraintes ailleurs. L’enjeu est de savoir si le corps tolère encore la charge ou s’il entre dans une surcharge. La kinésithérapie aide à interpréter cette situation.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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