kiné sport versailles, nos spécialités, Traumatismes du genou : ménisque, ligamentoplastie et ruptures, Genou encore gonflé avant opération du LCA : faut-il attendre

Un genou gonflé signifie que l’articulation n’a pas encore retrouvé son fonctionnement habituel

Après une rupture du ligament croisé antérieur (LCA), il est assez fréquent que le genou reste gonflé pendant un certain temps. Ce gonflement peut apparaître rapidement après le traumatisme et parfois persister plusieurs semaines.
Le volume du genou peut alors sembler augmenté, l’articulation paraît plus lourde et certains mouvements deviennent moins faciles. Ce phénomène peut avoir plusieurs origines.
Le gonflement peut correspondre à la présence de liquide dans l’articulation, mais il peut aussi être lié aux tissus situés autour du genou qui restent gonflés après la blessure. Dans les deux cas, cela signifie généralement que le genou n’a pas encore retrouvé un fonctionnement complètement normal.
Lorsque le genou reste gonflé, certaines fonctions de l’articulation peuvent être temporairement perturbées :

Ces modifications ne signifient pas que le genou se détériore. Elles traduisent plutôt le fait que l’articulation est encore en phase de récupération après le traumatisme initial.

Pourquoi les chirurgiens préfèrent souvent un genou plus “calme” avant l’opération

Lorsqu’une reconstruction du LCA est envisagée, l’état du genou avant la chirurgie peut jouer un rôle dans les premières phases de récupération.
Dans de nombreuses situations, les chirurgiens préfèrent intervenir lorsque le genou est plus mobile et moins gonflé. Un genou très raide ou très gonflé peut parfois rendre la récupération initiale un peu plus difficile, notamment pour retrouver rapidement l’extension complète de la jambe ou pour réactiver les muscles de la cuisse.

La préparation avant l’opération cherche donc souvent à améliorer plusieurs éléments du fonctionnement du genou :

Ce travail contribue aussi à restaurer ce que l’on appelle le contrôle neuromoteur, c’est-à-dire la coordination entre le cerveau, les muscles et l’articulation pour stabiliser le genou pendant le mouvement.

Plus le genou retrouve un fonctionnement fluide avant l’intervention, plus la rééducation peut démarrer dans des conditions favorables après la chirurgie.

Le moment de l’opération reste une décision chirurgicale

La question du moment de la chirurgie ne dépend pas uniquement du gonflement du genou. De nombreux éléments peuvent être pris en compte : la stabilité du genou, la mobilité de l’articulation, l’activité du patient ou encore les objectifs sportifs.
Pour cette raison, la décision de programmer ou de retarder l’intervention appartient toujours au chirurgien, en discussion avec la personne concernée. Le rôle de la kinésithérapie n’est pas de décider du moment de l’opération.
La rééducation avant la chirurgie vise plutôt à préparer le genou : améliorer la mobilité, réactiver les muscles et retrouver un contrôle du mouvement aussi satisfaisant que possible. Cette préparation peut permettre d’aborder l’intervention avec une articulation plus fonctionnelle.

Ai-je bien compris?

Après une rupture du LCA, le genou peut rester gonflé pendant un certain temps. Ce gonflement peut correspondre à la présence de liquide dans l’articulation, mais il peut aussi être lié aux tissus autour du genou qui restent gonflés après la blessure. Lorsque le genou est encore gonflé, la mobilité et l’activation musculaire peuvent être moins efficaces. C’est pourquoi la préparation avant chirurgie cherche souvent à améliorer la mobilité, diminuer le gonflement et réactiver les muscles de la cuisse. Le moment exact de l’opération reste toutefois une décision prise entre le patient et le chirurgien. La kinésithérapie vise simplement à préparer le genou pour faciliter la récupération.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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