Pourquoi le retournement devient plus difficile
Se retourner dans le lit mobilise une rotation coordonnée entre le regard, le tronc, le bassin et les membres.
Après un AVC, la commande motrice peut être altérée. Certains groupes musculaires impliqués dans la rotation peuvent avoir un fonctionnement partiellement ou totalement modifié. L’initiation du mouvement peut alors être plus lente, moins efficace ou demander davantage d’attention.
Une raideur musculaire peut également apparaître. Cette raideur correspond à la spasticité : le cerveau n’exerce plus correctement son contrôle sur certains réflexes musculaires, ce qui peut entraîner une résistance excessive lors du mouvement. Le tronc ou la jambe peuvent alors opposer une résistance à la rotation.
La coordination entre les différentes parties du corps peut aussi être moins automatique. Le mouvement doit alors être pensé et organisé étape par étape.
Organiser le mouvement pour faciliter la rotation
Le retournement devient plus accessible lorsqu’il est structuré.
Une séquence simple peut aider :
- amener d’abord le regard dans la direction souhaitée
- fléchir la jambe opposée au sens du retournement
- accompagner le mouvement avec le bras du même côté que le regard
- pousser avec la jambe fléchie pour entraîner le bassin
Cette organisation respecte la logique naturelle de la rotation du corps. Le regard initie le mouvement, la jambe crée l’impulsion et le bassin entraîne le reste du corps.
Décomposer ces étapes permet souvent de limiter les blocages et d’éviter un effort global mal coordonné.
Adapter l’environnement et le rythme
Certains ajustements peuvent rendre le geste plus fluide :
- Placer le pied bien à plat sur le matelas, proches des fesses, pour pouvoir pousser efficacement et laisser l'autre jambe tendue.
- éviter les mouvements brusques qui peuvent majorer la résistance musculaire
La fatigue peut également influencer la qualité du mouvement. En fin de journée, la rotation peut demander plus d’attention et davantage de pauses intermédiaires.
Comment se retourner dans le lit après un AVC
Se retourner repose sur une organisation précise : initier la rotation par le regard, créer une impulsion avec la jambe opposée, entraîner le bassin et accompagner avec le bras. L’objectif n’est pas de forcer le mouvement, mais de structurer l’action pour la rendre reproductible et plus économique.
Ai-je bien compris?
Après un AVC, le retournement dans le lit peut devenir plus difficile en raison d’une altération de la commande motrice, d’une coordination moins automatique et parfois d’une raideur musculaire liée à la spasticité. En organisant le mouvement par étapes — regard, jambe opposée, bras, poussée du bassin — il est possible de rendre la rotation plus fluide. Adapter le rythme et éviter les gestes brusques permet également de limiter la résistance musculaire. L’objectif est de structurer le mouvement pour le rendre plus efficace dans la vie quotidienne.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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