Un allongement progressif des différentes étapes du geste
Dans la maladie de Parkinson, un geste simple peut sembler prendre plus de temps qu’auparavant. Ce phénomène ne repose pas uniquement sur la vitesse d’exécution. Il concerne l’ensemble de la séquence motrice.
Un geste du quotidien comprend plusieurs phases : la préparation, l’initiation, l’exécution et la transition vers l’action suivante. Lorsque l’automaticité diminue, chacune de ces étapes demande une organisation plus consciente. Le temps global du geste s’allonge alors progressivement.
Cette évolution est liée notamment à :
- une diminution de l’automaticité du mouvement,
- une bradykinésie, c’est-à-dire une lenteur d’exécution,
- une rigidité qui limite la souplesse des ajustements,
- une supervision plus volontaire de l’action.
Chaque phase est légèrement plus progressive, ce qui augmente la durée totale.
Une exécution plus séquencée et plus volontaire
Habituellement, le cerveau permet d’enchaîner les différentes étapes d’un geste de manière fluide. Dans la maladie de Parkinson, l’organisation devient plus volontaire. Le cerveau doit intervenir davantage pour planifier et maintenir l’action.
Concrètement, cela peut se traduire par :
- un temps de préparation avant de se lever,
- un démarrage plus progressif de la marche,
- un geste d’écriture plus mesuré,
- un enchaînement plus lent lors d’activités domestiques.
Le mouvement n’est pas désorganisé, mais il est plus séquencé. Chaque étape nécessite une attention accrue.
Structurer le tempo pour maintenir l’efficacité
La rééducation s’appuie sur cette compréhension. L’objectif n’est pas d’accélérer artificiellement le geste, mais d’entretenir un tempo cohérent et stable.
Le travail porte sur la préparation volontaire de l’action, la stabilisation de la posture et la répétition de séquences fonctionnelles complètes. En structurant les différentes phases du mouvement, l’objectif est de limiter les interruptions et de maintenir une efficacité adaptée au quotidien.
Ai-je bien compris?
Dans la maladie de Parkinson, les gestes simples prennent plus de temps car chaque étape du mouvement demande une organisation plus consciente. La lenteur d’exécution, la rigidité et la diminution de l’automaticité allongent la séquence motrice. Le geste reste organisé, mais il est plus progressif. La rééducation vise à structurer le tempo et les transitions afin de maintenir une action cohérente et adaptée à la vie quotidienne.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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