Comprendre pourquoi la fatigue apparaît
Dans la maladie de Parkinson, la fatigue ne correspond pas uniquement à une désadaptation à l’effort. Le mouvement demande souvent davantage d’organisation. Les gestes sont plus lents, parfois plus petits, et moins automatiques. Cette mobilisation accrue du système moteur et de l’attention augmente la dépense d’énergie.
Les fluctuations au cours de la journée peuvent accentuer cette sensation. Certaines périodes sont plus favorables, d’autres plus exigeantes. Cette variabilité contribue à l’impression d’épuisement plus rapide.
Gérer la fatigue ne consiste donc pas à arrêter l’activité, mais à mieux organiser l’effort.
Répartir l’activité dans la journée
Une première stratégie consiste à adapter le rythme des activités.
Cela peut passer par :
- planifier les tâches importantes aux moments les plus favorables
- éviter d’enchaîner plusieurs activités exigeantes sans pause
- fractionner une tâche longue en plusieurs séquences plus courtes
- alterner une activité physique avec une activité plus calme
Cette organisation permet de limiter les pics d’effort et de préserver l’énergie disponible.
Rendre le mouvement plus économique
La fatigue augmente lorsque le geste est précipité ou mal préparé. Un mouvement structuré consomme généralement moins d’énergie qu’un mouvement improvisé.
Concrètement, cela implique :
- stabiliser la posture avant de démarrer une action
- maintenir un rythme régulier plutôt que d’accélérer
- préparer les transitions (se lever, se retourner, changer de direction)
- entretenir des amplitudes suffisantes pour éviter un geste trop contenu
Un mouvement mieux organisé est souvent moins coûteux à répéter.
Intégrer des temps de récupération
La récupération fait partie intégrante de la gestion de l’effort. Des pauses courtes et régulières sont souvent plus efficaces qu’un arrêt prolongé après un épuisement.
Respiration calme, mobilité douce, relâchement actif permettent de maintenir la continuité sans surcharge.
L’objectif de la rééducation
La rééducation vise à trouver un équilibre entre activité et récupération. L’objectif n’est ni de forcer, ni de réduire excessivement l’activité, mais de maintenir une participation régulière aux gestes du quotidien en tenant compte des capacités du moment.
Ai-je bien compris?
La fatigue dans la maladie de Parkinson est liée à un mouvement plus exigeant et à des fluctuations au cours de la journée. Gérer cette fatigue consiste à organiser l’activité, répartir l’effort et structurer les gestes pour les rendre plus économiques. Alterner stimulation et récupération aide à préserver l’énergie. L’objectif est de maintenir une activité régulière sans surcharge excessive.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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