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Un mouvement devenu plus exigeant à organiser

Dans la maladie de Parkinson, la fatigue peut apparaître plus rapidement, même pour des activités habituelles. Cette évolution s’explique par une modification de l’organisation du mouvement.

Les gestes deviennent plus lents (bradykinésie) et plus petits (hypokinésie). La rigidité augmente le tonus de base et limite la fluidité des transitions. Le mouvement est modifié et il demande une mobilisation plus importante pour atteindre le même résultat.

Concrètement, cela signifie :

Chaque action sollicite donc plus fortement le système moteur.

Une automaticité réduite et une attention plus sollicitée

Beaucoup de mouvements du quotidien sont normalement réalisés sans effort conscient. Dans la maladie de Parkinson, cette automaticité diminue. Le mouvement doit être davantage contrôlé volontairement.

Cette mobilisation supplémentaire de l’attention participe à la sensation de fatigue. L’effort n’est pas uniquement lié à l’action physique, mais aussi à la régulation neurologique nécessaire pour organiser le geste.

Un mouvement moins automatique est souvent moins économique. Il consomme davantage d’énergie pour une même tâche.

L’impact des fluctuations au cours de la journée

Les capacités peuvent varier au fil de la journée. À certains moments, le mouvement paraît plus fluide ; à d’autres, plus lent ou plus contraint.

Cette variabilité oblige à s’adapter en permanence :

Cette adaptation constante augmente la charge globale ressentie.

L’objectif de la rééducation : mieux organiser l’effort

La rééducation vise à rendre le mouvement plus structuré et plus économique. Le travail porte sur l’amplitude, la coordination et la continuité afin de limiter la dépense énergétique inutile.

Il s’agit également d’apprendre à répartir l’effort dans la journée, en alternant activité et récupération, afin de préserver une activité régulière sans surcharge excessive.

Ai-je bien compris?

La fatigue apparaît plus vite dans la maladie de Parkinson parce que le mouvement demande plus d’organisation. Les gestes sont plus lents, parfois plus petits et moins spontanés. L’automaticité diminue et l’attention est davantage sollicitée. Les fluctuations obligent à s’adapter continuellement, ce qui augmente la charge globale. La rééducation vise à structurer le mouvement et à mieux répartir l’effort pour préserver une activité fonctionnelle.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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