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Une réduction automatique de l’amplitude du mouvement

Dans la maladie de Parkinson, certaines structures profondes du cerveau, les ganglions de la base, participent à l’ajustement automatique de l’amplitude et de la fluidité des gestes. Elles permettent habituellement de produire des mouvements suffisamment amples sans y penser.
Lorsque ce système est perturbé, le mouvement devient plus petit. Cette diminution de l’amplitude porte le nom d’hypokinésie. Elle s’accompagne souvent d’une bradykinésie, c’est-à-dire d’une lenteur dans l’exécution du geste. La marche n’échappe pas à cette modification : le pas est initié, mais son amplitude est réduite.
La rigidité extrapyramidale renforce ce phénomène. L’augmentation uniforme du tonus musculaire limite l’aisance des articulations et rend les amplitudes de mouvement moins ample. Le mouvement n’est pas bloqué, mais il perd en mobilité.

Une traduction visible dans la longueur du pas

La marche repose sur une alternance coordonnée entre appui et projection vers l’avant. Lorsque l’amplitude générale diminue, la projection devient plus courte.

Concrètement, cela peut se traduire par :

Le système de calibration automatique étant altéré, la longueur du pas diminue sans que cela soit toujours immédiatement perçu. La marche paraît plus « contenue », moins projetée.

Une posture qui peut accentuer les pas courts

Dans la maladie de Parkinson, la posture évolue souvent vers une légère flexion du tronc. Le centre de gravité se projette davantage vers l’avant. Cette modification impose au corps d’adapter en permanence son équilibre.
Lorsque le centre de gravité avance, le corps doit enchaîner des pas plus rapprochés pour maintenir la stabilité. Cette situation peut majorer la réduction initiale d’amplitude et donner l’impression que les pas se succèdent de façon plus serrée.

On observe alors :

Les pas courts résultent donc d’un ensemble de mécanismes : diminution d’amplitude automatique, rigidité et adaptation posturale.

L’objectif de la rééducation : travailler l’amplitude et l’organisation du pas

La rééducation s’appuie sur ces mécanismes. Le travail porte sur l’amplitude volontaire du pas, la coordination des segments et le redressement postural. Il s’agit d’entretenir des schémas moteurs suffisamment amples et organisés pour que la marche reste fonctionnelle.
En sollicitant des pas plus grands, en structurant le rythme et en travaillant le contrôle neuromoteur, l’objectif est d’entretenir la longueur du pas. L’objectif n’est pas de retrouver une marche identique à celle d’avant, mais de maintenir une capacité de déplacement efficace et adaptée aux situations du quotidien.

Ai-je bien compris?

Dans la maladie de Parkinson, les pas deviennent plus courts principalement à cause d’une réduction automatique de l’amplitude du mouvement appelée hypokinésie. La rigidité rend les articulations moins souples, et la posture penchée vers l’avant peut accentuer le phénomène. Le centre de gravité avancé oblige parfois à multiplier les petits pas pour maintenir l’équilibre. Les muscles ne sont pas abîmés, mais l’organisation du mouvement est modifiée. La rééducation vise à travailler l’amplitude et la coordination afin de préserver une marche fonctionnelle au quotidien.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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