Crise d’asthme et période intercritique: ce que cela signifie
Une crise d’asthme correspond à un épisode aigu pendant lequel les bronches se resserrent, l’air circule moins facilement et la respiration devient difficile. Sifflements, toux, oppression thoracique et gêne expiratoire peuvent apparaître de façon plus marquée.
Entre ces crises, les bronches sont généralement plus ouvertes et la respiration redevient plus stable. Cette période est appelée période intercritique. Elle ne signifie pas toujours que le souffle est totalement redevenu identique à celui d’une personne sans asthme. Certaines adaptations respiratoires peuvent persister.
Pourquoi le souffle peut rester modifié entre deux crises
Même en dehors d’un épisode aigu, la respiration peut rester un peu plus coûteuse. L’expiration peut être légèrement écourtée, le thorax moins mobile ou la récupération à l’effort plus lente.
Plusieurs éléments peuvent intervenir :
- une expiration qui reste partiellement incomplète
- une mobilisation accrue des muscles du haut du thorax
- une tolérance à l’effort diminuée après des périodes de gêne
- une adaptation ventilatoire moins économique
Ces mécanismes ne traduisent pas forcément une nouvelle crise. Ils correspondent à une organisation respiratoire qui s’est adaptée à des épisodes répétés de rétrécissement bronchique. Le souffle peut alors sembler plus sensible lors d’une marche rapide, d’un changement de rythme ou d’un effort inhabituel.
En cas de symptômes inhabituels, plus intenses ou différents des sensations habituelles, un avis médical reste nécessaire afin d’évaluer la situation et d’ajuster le traitement si besoin.
Ce que la rééducation peut améliorer entre les crises
La rééducation respiratoire n’agit pas directement sur l’inflammation bronchique, qui relève du traitement médical. En revanche, elle agit sur la manière dont la respiration fonctionne pendant les périodes intercritiques.
Elle peut permettre :
- d’améliorer la qualité de l’expiration
- de rendre la ventilation plus efficace
- de diminuer les tensions thoraciques inutiles
- d’augmenter progressivement la tolérance à l’effort
En travaillant l’amplitude respiratoire et la coordination entre inspiration et expiration, la respiration devient plus économique. L’air est mieux évacué, le thorax retrouve davantage de mobilité et la récupération après l’effort peut s’améliorer.
Progressivement, le souffle peut sembler plus stable et plus régulier. Il ne s’agit pas d’effacer l’asthme, mais d’optimiser le fonctionnement respiratoire entre les épisodes aigus.
Ai-je bien compris?
Une crise d’asthme correspond à un épisode aigu de rétrécissement des bronches. Entre ces crises, la respiration redevient plus stable, mais elle peut rester moins efficace qu’attendu. L’expiration peut être incomplète et le souffle plus coûteux à l’effort. La rééducation respiratoire n’agit pas sur l’inflammation des bronches, mais sur la façon dont la respiration s’organise. Elle peut améliorer l’efficacité ventilatoire et la tolérance à l’effort pendant les périodes intercritiques. En cas d’aggravation inhabituelle, un avis médical est nécessaire.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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