Une attention plus sollicitée pour des gestes simples
Après une atteinte neurologique, de nombreux gestes du quotidien demandent davantage de concentration. Marcher, se lever, maintenir l’équilibre ou coordonner un mouvement n’est plus toujours automatique. Le système nerveux doit mobiliser plus activement l’attention pour organiser chaque étape du geste.
Cette sollicitation accrue peut rendre la concentration plus difficile à maintenir sur la durée, même lorsque l’effort physique paraît modéré.
Perte des automatismes et contrôle volontaire du mouvement
En situation normale, une grande partie des mouvements repose sur des automatismes. Lorsque le système nerveux est altéré, ces automatismes peuvent être partiellement ou totalement perturbés.
Le mouvement devient alors plus volontaire, plus conscient, et demande un contrôle permanent. Cette mobilisation attentionnelle constante explique pourquoi la concentration peut diminuer plus rapidement au fil de l’activité.
Dans ce contexte, l’attention est sollicitée pour :
- guider le mouvement en temps réel
- ajuster la posture et les appuis
- corriger les erreurs
- limiter les compensations
- sécuriser l’action
Lien étroit entre concentration et qualité du geste
La qualité du mouvement dépend fortement de la concentration disponible. Lorsque l’attention est suffisante, le geste reste plus stable et plus cohérent.
À l’inverse, lorsque la concentration diminue, le mouvement peut devenir moins précis, plus variable ou plus coûteux. Cette baisse de qualité n’est pas liée à un manque d’effort, mais à une saturation progressive des ressources attentionnelles.
Une concentration fluctuante selon les situations
La capacité de concentration n’est pas constante. Elle peut varier d’un jour à l’autre, voire au cours d’une même séance, en fonction de nombreux facteurs :
- niveau de fatigue globale
- durée de l’effort
- complexité de la tâche
- environnement et stimulations
- moment de la journée
Ces variations sont fréquentes en neurologie et expliquent pourquoi certains jours les gestes paraissent plus accessibles que d’autres.
Adapter le travail pour préserver l’attention
La rééducation neurologique tient compte de ces limites attentionnelles. L’objectif n’est pas de maintenir une concentration maximale en permanence, mais de proposer un travail adapté permettant de préserver la qualité du mouvement.
Cela passe par une organisation progressive des exercices, des temps de récupération et des adaptations régulières de la difficulté, afin de maintenir un engagement utile sans surcharge cognitive.
En pratique, pourquoi la concentration est-elle plus difficile ?
Après une atteinte neurologique, la concentration est davantage sollicitée pour compenser la perte des capacités et/ou des automatismes. Cette mobilisation constante peut rendre l’attention plus difficile à maintenir dans le temps. Adapter les situations de travail permet de préserver la qualité du geste et l’efficacité de la rééducation.
Ai-je bien compris?
Après une atteinte neurologique, les gestes peuvent demander plus de contrôle volontaire. La concentration est donc davantage sollicitée pour guider le mouvement et maintenir la stabilité. Cette attention accrue peut diminuer avec la fatigue ou la durée de l’effort. La rééducation prend en compte ces limites pour préserver la qualité du geste et favoriser une progression durable.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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