Une séance de rééducation neurologique ne se déroule pas comme une succession d’exercices prédéfinis. Elle prend la forme d’un temps de travail continu, au cours duquel les gestes sont explorés, ajustés et répétés en fonction de la manière dont le corps répond à l’instant présent. Le déroulement de la séance est guidé par les capacités disponibles, la fatigue et les objectifs fonctionnels inscrits dans la durée.
Entrer dans la séance par le mouvement
En pratique, la séance débute souvent par des gestes simples : se lever, se déplacer, s’installer, changer de position. Ces premières actions permettent immédiatement d’apprécier la stabilité, la coordination, la qualité du contrôle et la tolérance à l’effort.
Ce temps n’est pas un bilan formalisé, mais une mise en situation fonctionnelle, qui oriente naturellement la suite de la séance.
Les exercices s’organisent alors à partir de ce qui est possible à ce moment-là, sans interrompre la dynamique du travail.
Un déroulement basé sur l’adaptation permanente
Tout au long de la séance, les exercices sont ajustés en continu. La manière dont un geste est réalisé, la précision, l’équilibre ou la fatigue conduisent à modifier immédiatement les conditions de travail : adapter un appui, changer le rythme, simplifier ou complexifier une situation.
Cette adaptation permanente permet de maintenir un niveau de sollicitation cohérent avec les capacités du moment. Le déroulement de la séance n’est donc jamais figé : il évolue en fonction des réactions du corps, parfois même d’un exercice à l’autre.
- ajustement constant des contraintes
- adaptation aux variations de fatigue
- sécurisation sans interrompre l’activité
- maintien de la qualité du geste
La place centrale de la répétition dans la séance
Le déroulement des séances inclut volontairement des gestes travaillés de manière répétitive. Se lever, marcher, maintenir l’équilibre ou utiliser un membre peuvent revenir plusieurs fois au cours de la même séance, et sur plusieurs séances successives.
Cette répétition n’est pas automatique. Elle est choisie pour son intérêt neurologique : elle permet au système nerveux de mieux organiser l’action, d’améliorer le contrôle du mouvement et de rendre le geste plus fiable. La proprioception est sollicitée dès que le travail implique des appuis, des articulations ou une contrainte mécanique, afin d’aider le corps à mieux se repérer.
Une séance inscrite dans une progression à long terme
Chaque séance s’inscrit dans une dynamique de progression. Les exercices réalisés aujourd’hui font écho à ceux des séances précédentes et préparent ceux à venir. Certains gestes sont retravaillés sur plusieurs semaines, parfois sous des formes très proches, afin de consolider durablement les acquis.
Le déroulement de la séance est donc toujours relié à des objectifs définis dans le temps : ce qui est recherché à court terme, ce qui est en cours d’acquisition à moyen terme, et ce qui constitue un objectif fonctionnel plus lointain. Cette continuité permet d’ancrer les progrès dans la vie quotidienne.
- continuité entre les séances
- objectifs évolutifs dans le temps
- consolidation progressive des gestes
- transfert vers les situations réelles
Ai-je bien compris?
Une séance de rééducation neurologique se déroule comme un temps de travail continu, centré sur le mouvement. Les gestes du quotidien servent de point d’entrée et sont ajustés en permanence en fonction des capacités et de la fatigue. Certains gestes sont volontairement répétés pour améliorer le contrôle et la stabilité. Chaque séance s’inscrit dans une progression à long terme visant à rendre les actions plus fiables et plus utilisables au quotidien.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
Articles en lien

Rééducation neurologique : objectifs, principes et rôle du kinésithérapeute
Rééducation neurologique : comprendre les objectifs, les principes fonctionnels et le rôle du kinésithérapeute pour préserver l’autonomie au quotidien.





