kinesport versailles, nos spécialités, kiné du sport, rééducation traumatismes genou, ménisques, ligamentoplastie, LCA, ligament croisé, Reprendre le travail avec un genou blessé : quelles précautions

Reprendre le travail après un traumatisme du genou est une étape importante de la récupération. Contrairement au sport, l’activité professionnelle impose souvent des contraintes répétées, parfois longues, et pas toujours facilement ajustables. La question n’est donc pas seulement de savoir si la douleur a diminué, mais si le genou est réellement capable de supporter durablement les exigences du travail.

Des contraintes professionnelles très variables

Toutes les activités professionnelles ne sollicitent pas le genou de la même manière. Un travail principalement assis n’expose pas aux mêmes contraintes qu’un poste impliquant des déplacements fréquents, des stations debout prolongées, des escaliers ou des positions accroupies.
Évaluer la reprise sans tenir compte de ces différences revient à raisonner de façon abstraite, sans lien avec la réalité quotidienne du patient.

Dans la pratique, certaines situations sollicitent particulièrement le genou :

Ces contraintes doivent être mises en regard des capacités fonctionnelles réelles du genou au moment de la reprise.

Douleur, mobilité et fatigue : des indicateurs à croiser

La douleur reste un repère important, mais elle ne suffit pas à elle seule. Une douleur vive dès les premiers gestes professionnels traduit une tolérance insuffisante. À l’inverse, une gêne modérée ou une raideur transitoire peut correspondre à une adaptation encore incomplète, sans interdire toute reprise.
La mobilité articulaire conditionne fortement le confort au travail. Un déficit d’extension ou de flexion oblige à compenser dans les gestes simples, augmentant la fatigue et les contraintes sur l’ensemble du membre inférieur.
La fonction musculaire joue un rôle tout aussi central. Travailler sollicite le genou de manière répétée, parfois sur plusieurs heures. Une force ou une coordination insuffisante se traduit souvent par une dégradation progressive du mouvement au fil de la journée.

Les signes fréquemment rapportés sont :

Ces signaux indiquent que la charge dépasse encore la capacité du genou.

Le rôle du contrôle du mouvement et de l’adaptation progressive

Le travail impose rarement des gestes parfaitement anticipés. Marcher dans un environnement contraint, porter un objet, pivoter ou s’adapter à un imprévu sollicitent fortement le contrôle neuromoteur. Après un traumatisme, ce contrôle peut être altéré même si la force semble satisfaisante lors de tests simples.
Une reprise progressive, lorsque le contexte professionnel le permet, constitue donc une précaution majeure. Adapter temporairement certaines tâches, alterner activité et repos ou limiter les situations les plus exigeantes permet au genou d’élargir progressivement sa tolérance.
L’appréhension joue également un rôle. La peur de se faire mal au travail peut rigidifier le mouvement et augmenter paradoxalement les contraintes. Retrouver une confiance fonctionnelle suffisante est un élément clé d’une reprise durable.

Ai-je bien compris?

Reprendre le travail avec un genou blessé ne dépend pas uniquement du temps écoulé ni de la disparition de la douleur. Les contraintes spécifiques du poste doivent être prises en compte. La mobilité, la force, le contrôle du mouvement et la fatigue conditionnent la tolérance du genou au travail. Une gêne modérée peut être compatible avec une reprise, mais une aggravation progressive ne l’est pas. Une reprise adaptée et progressive favorise une récupération durable. L’objectif est un genou capable de supporter les exigences professionnelles sans surcharger.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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