Après une chirurgie rachidienne, la reprise des gestes du quotidien constitue une étape essentielle de la récupération. Même lorsque la douleur diminue, les mouvements peuvent sembler moins fluides, moins spontanés ou plus coûteux. Cette situation ne traduit pas nécessairement une fragilité du dos, mais plutôt une perte de repères liée à la période de douleur, d’inactivité et aux adaptations mises en place avant l’opération.
Retrouver des repères dans les mouvements simples
Les premières difficultés concernent souvent les gestes de transition : se lever d’une chaise, passer de la position allongée à assise, s’habiller ou se pencher. Ces mouvements sollicitent la coordination entre le tronc, les membres et la respiration. Après une chirurgie, cette coordination peut être moins efficace, non par manque de force isolée, mais par une organisation du mouvement devenue plus rigide.
La reprise repose sur une réintégration progressive des gestes, sans chercher une exécution parfaite immédiate. Il s’agit de permettre au corps de retrouver une gestuelle plus naturelle, sans surprotection excessive, afin d’éviter des compensations inutiles.
Cette étape vise notamment à :
- retrouver des transitions plus fluides,
- limiter les mouvements trop rigides,
- améliorer la coordination globale,
- réduire la dépense énergétique,
- restaurer des automatismes fonctionnels.
Adapter les efforts et éviter la rigidité prolongée
Après une chirurgie rachidienne, la tolérance à l’effort est souvent diminuée. Rester longtemps dans une même position, porter des charges ou enchaîner plusieurs tâches peut entraîner une fatigue rapide. La reprise des gestes passe alors par une meilleure gestion des efforts : varier les positions, fractionner les tâches et alterner les sollicitations.
La posture joue également un rôle important. Une attitude trop figée, adoptée pour « protéger » le dos, peut limiter la fluidité du mouvement et augmenter les contraintes sur d’autres zones. La rééducation aide à retrouver une posture mobile, capable de s’adapter aux situations du quotidien.
Dans cette progression, certains principes sont essentiels :
- respecter les capacités du moment,
- privilégier la régularité plutôt que l’intensité,
- accepter des sensations transitoires,
- observer l’évolution dans le temps,
- ajuster progressivement les charges.
Le contrôle neuromoteur et la proprioception permettent au corps d’affiner ces ajustements, en sécurisant les gestes et en améliorant leur efficacité.
Construire une autonomie durable
La répétition progressive des gestes simples est un élément clé. En réalisant régulièrement des mouvements dans un cadre adapté, le corps retrouve des repères fiables. Des tiraillements ou une fatigue inhabituelle peuvent apparaître sans traduire un problème. L’évolution se juge sur la capacité à faire davantage, plus longtemps ou avec plus de fluidité.
Avec le temps, les gestes du quotidien deviennent plus spontanés. Cette récupération fonctionnelle constitue une étape déterminante pour préparer la reprise d’activités plus exigeantes, dans le respect des capacités individuelles.
Ai-je bien compris?
Après une chirurgie rachidienne, la reprise des gestes du quotidien nécessite une progression adaptée. Les difficultés initiales sont liées à une perte de repères plus qu’à une fragilité du dos. La rééducation aide à retrouver une coordination efficace, à gérer les efforts et à éviter une rigidité excessive. La répétition progressive permet de restaurer des automatismes fiables. L’objectif est de retrouver une autonomie fonctionnelle durable.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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