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Des troubles de la marche parfois présents malgré une force conservée

Les neuropathies périphériques peuvent avoir un impact important sur la marche et l’équilibre, même lorsque la force musculaire n’est pas totalement absente. Les difficultés rencontrées ne sont pas uniquement liées à une faiblesse visible ou à une paralysie franche. Elles sont souvent la conséquence d’une altération de la transmission nerveuse, qui perturbe la coordination, la perception du sol et la capacité à ajuster le mouvement en temps réel. La marche devient alors moins sûre, plus hésitante et plus coûteuse sur le plan fonctionnel.

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La marche repose sur plusieurs composantes interdépendantes

La marche ne dépend pas d’un seul facteur, mais de l’association de plusieurs éléments complémentaires. Elle nécessite une force musculaire suffisante, une bonne coordination des mouvements, une sensibilité efficace des pieds et des jambes, ainsi qu’une capacité du système nerveux à adapter le geste en permanence. Lorsqu’un nerf périphérique est atteint, un ou plusieurs de ces éléments peuvent être perturbés, ce qui modifie l’organisation globale du déplacement.

Le rôle central de la sensibilité dans la stabilité de la marche

La diminution ou la perte de sensibilité est fréquente dans les neuropathies périphériques. Elle modifie la perception des appuis et rend le contact avec le sol moins fiable. Le patient peut avoir l’impression de marcher « sans sentir » correctement ses pieds, ce qui augmente l’incertitude à chaque pas. Cette altération des informations sensitives oblige souvent à compenser par la vue et par une attention accrue, ce qui rend la marche plus fatigante et moins automatique.

Des troubles moteurs parfois discrets mais fonctionnellement gênants

Certaines atteintes nerveuses entraînent des difficultés à contrôler des muscles clés de la marche. Même lorsque le mouvement reste possible, il peut manquer de précision, de synchronisation ou de régularité. Ces troubles ne se traduisent pas toujours par une paralysie complète, mais par une qualité de mouvement altérée, qui perturbe l’enchaînement des pas et la stabilité globale du déplacement.

Les compensations mises en place par le corps

Face à ces difficultés, le corps cherche naturellement des solutions pour continuer à marcher. Des adaptations apparaissent progressivement, parfois sans que le patient en ait pleinement conscience :

Ces compensations permettent de maintenir la marche, mais elles peuvent devenir coûteuses sur le plan énergétique, augmenter la fatigue et, à terme, accroître le risque de déséquilibre.

L’équilibre fragilisé par une réponse nerveuse moins efficace

L’équilibre est également mis à l’épreuve dans les neuropathies périphériques. Les réactions automatiques qui permettent habituellement de se rattraper lors d’un faux pas peuvent être ralenties ou moins efficaces. Le corps reçoit moins bien l’information nerveuse et met plus de temps à ajuster la posture. Cette difficulté explique le sentiment d’instabilité fréquemment rapporté, en particulier sur des sols irréguliers, dans l’obscurité ou lors de changements rapides de direction.

Le risque de chute : une combinaison de facteurs

Le risque de chute ne dépend pas uniquement de la gravité de l’atteinte nerveuse. Il résulte souvent de l’association de plusieurs éléments :

À cela peut s’ajouter la peur de tomber, qui modifie la manière de marcher, rigidifie le mouvement et peut paradoxalement augmenter l’instabilité.

Les objectifs de la rééducation de la marche et de l’équilibre

La rééducation vise avant tout à sécuriser la marche et les déplacements. Le travail du kinésithérapeute consiste à analyser la manière de marcher, à identifier les compensations inefficaces et à renforcer les capacités encore disponibles. L’objectif n’est pas de retrouver une marche parfaite, mais une marche suffisamment stable, efficace et adaptée aux exigences de la vie quotidienne.

Un travail fonctionnel et progressif

Le travail porte sur la qualité des appuis, le contrôle du pied et de la cheville, la stabilité du bassin et la coordination globale. L’équilibre est travaillé dans des situations progressives, proches des conditions réelles de déplacement, afin d’améliorer la capacité d’adaptation aux imprévus. Cette approche permet de réduire le risque de chute et de restaurer progressivement une plus grande confiance dans la marche.

Prendre en compte l’environnement et les habitudes de vie

La rééducation intègre également une réflexion sur l’environnement et les habitudes de vie. Adapter certains gestes, sécuriser les déplacements et mieux comprendre ses limites permet souvent de préserver l’autonomie tout en réduisant les situations à risque. Cette démarche vise à rendre les déplacements plus sûrs sans restreindre inutilement l’activité quotidienne.

Ai-je bien compris?

Les neuropathies périphériques peuvent perturber la marche et l’équilibre en modifiant la sensibilité, la coordination et le contrôle musculaire. Les appuis deviennent moins fiables et les réactions d’équilibre moins efficaces, ce qui augmente le risque de chute, même en l’absence de paralysie complète. La rééducation ne cherche pas une marche parfaite, mais une marche plus stable et sécurisée. En travaillant la qualité du mouvement, l’équilibre et les adaptations fonctionnelles, elle contribue à préserver l’autonomie et la confiance dans les déplacements.

Article proposé par l’équipe des kinésithérapeutes du centre Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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