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Une fatigue fréquente et multifactorielle dans la maladie de Parkinson

Dans la maladie de Parkinson, la fatigue fait partie des difficultés les plus fréquemment rapportées par les patients. Elle ne se résume pas à une simple lassitude physique. Il s’agit souvent d’une fatigue globale, mêlant effort moteur, concentration accrue et impression d’épuisement disproportionné par rapport à l’activité réalisée. Des gestes simples peuvent devenir coûteux, non parce qu’ils sont impossibles, mais parce qu’ils demandent davantage d’énergie et d’attention qu’auparavant. Cette fatigue influence directement la capacité à maintenir une activité régulière dans la vie quotidienne.

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Lien étroit entre fatigue et fluctuations motrices

Cette fatigue est étroitement liée aux fluctuations motrices propres à la maladie de Parkinson. D’une journée à l’autre, et parfois au cours d’une même journée, les capacités peuvent varier. Les mouvements peuvent être plus fluides à certains moments, puis plus lents ou plus raides à d’autres. Ces variations obligent le patient à s’adapter en permanence, ce qui augmente la charge mentale et physique associée au mouvement. L’effort ne repose plus uniquement sur les muscles, mais aussi sur le système nerveux, sollicité de manière plus volontaire et moins automatique.

Apprendre à gérer l’effort plutôt qu’à forcer le corps

Dans ce contexte, la rééducation ne cherche pas à pousser le corps au-delà de ses limites, mais à apprendre à gérer l’effort de manière plus efficace. L’objectif est de trouver un équilibre entre stimulation et récupération, afin d’éviter l’épuisement tout en maintenant une activité suffisante.

Un travail trop intense peut majorer la fatigue et altérer la qualité du mouvement, tandis qu’un travail insuffisant favorise la perte de mobilité et l’augmentation de la raideur.

Identifier ses capacités du moment pour mieux répartir l’effort

La kinésithérapie aide le patient à mieux identifier ses capacités du moment. En observant les signes de fatigue, les variations de qualité du mouvement et les moments de la journée plus favorables, il devient possible d’adapter les séances et les activités quotidiennes. Cette démarche permet de mieux répartir l’effort, d’éviter les surcharges inutiles et de préserver l’énergie pour les gestes réellement importants de la vie quotidienne.

Organisation du mouvement et économie d’énergie

La gestion de l’effort passe également par l’organisation du mouvement. Des gestes mieux préparés, une posture plus stable et une coordination améliorée réduisent la dépense énergétique. Un mouvement plus efficace n’est pas forcément plus rapide, mais il est mieux structuré, moins coûteux et plus durable dans le temps.

La rééducation vise à favoriser des stratégies motrices plus économiques, adaptées aux capacités réelles du patient.

Adapter la prise en charge aux fluctuations de la maladie

Les fluctuations imposent une grande souplesse dans la prise en charge. Certaines séances peuvent être plus dynamiques, d’autres davantage axées sur la récupération, la mobilité ou le relâchement. Cette variabilité n’est pas un échec, mais une adaptation nécessaire à l’évolution de la maladie. Le travail s’inscrit dans la continuité, en tenant compte de l’état du patient à chaque séance, sans rechercher une performance constante.

Mieux comprendre la fatigue pour mieux vivre les variations

Enfin, la compréhension de la fatigue et des fluctuations permet au patient de mieux accepter les variations de performance. Savoir que ces changements font partie du fonctionnement de la maladie aide à réduire l’anxiété liée aux journées plus difficiles. La rééducation accompagne cette prise de conscience en proposant un cadre structuré, rassurant et évolutif, centré sur le maintien de l’autonomie et de la qualité de vie.

Ai-je bien compris?

Dans la maladie de Parkinson, la fatigue est liée à l’augmentation de l’effort nécessaire pour bouger et aux fluctuations des capacités motrices. La rééducation vise à apprendre à gérer l’effort, à organiser les mouvements et à adapter l’activité aux variations quotidiennes, afin de préserver l’autonomie et une activité fonctionnelle durable.

Article proposé par l’équipe des kinésithérapeutes du centre Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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