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Une plainte fréquente en rééducation orthopédique

La raideur articulaire et la perte de mobilité figurent parmi les motifs de consultation les plus fréquents en rééducation orthopédique. Elles peuvent apparaître après une chirurgie, une immobilisation, une période douloureuse prolongée ou à la suite d’une diminution de l’activité. Pour le patient, la sensation est souvent décrite simplement : un mouvement qui ne va plus au bout, une articulation qui « tire », qui semble bloquée ou qui ne répond plus comme avant.
Même lorsque la douleur diminue, la limitation du mouvement peut persister et devenir une source d’inquiétude ou de gêne fonctionnelle. Cette dissociation entre douleur et mobilité est fréquente et mérite d’être comprise pour orienter la rééducation de manière adaptée.

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Raideur et mécanismes de protection

La raideur ne correspond pas toujours à une atteinte grave. Elle traduit souvent une adaptation des tissus après une phase de protection. Lorsqu’une articulation a été douloureuse ou peu sollicitée, les muscles, la capsule articulaire et les structures périarticulaires perdent progressivement leur capacité à s’étirer et à accompagner le mouvement.
Le corps cherche avant tout à se protéger, parfois au détriment de la mobilité. Avec le temps, cette protection peut devenir excessive et entretenir la sensation de blocage, même lorsque les tissus sont capables de tolérer davantage de mouvement :

Une perte de mobilité parfois progressive

La perte de mobilité peut également s’installer de manière insidieuse, sans événement précis. Une diminution des amplitudes apparaît alors dans les gestes du quotidien : difficulté à s’accroupir, à lever le bras, à tourner la tête ou à se relever facilement. Le patient a l’impression que son articulation fonctionne « moins bien », même en l’absence de douleur marquée.
Cette situation est fréquente après certaines chirurgies orthopédiques, mais aussi chez des personnes ayant modifié leurs habitudes de mouvement par crainte de la douleur ou par manque d’activité. La limitation devient alors fonctionnelle avant d’être douloureuse.

Mobilité et douleur : deux notions distinctes

Il est important de comprendre que raideur et douleur ne sont pas toujours directement liées. Une articulation peut être peu douloureuse mais rester limitée, tout comme une articulation mobile peut parfois rester sensible. La rééducation orthopédique s’intéresse donc autant à la qualité du mouvement qu’à la gestion des symptômes.
L’objectif n’est pas de rechercher une amplitude maximale théorique, mais une mobilité suffisante et adaptée aux besoins réels du patient, compatible avec ses activités quotidiennes :

Analyser la mobilité dans les gestes fonctionnels

La rééducation débute par une analyse précise de la mobilité fonctionnelle. Il ne s’agit pas uniquement de mesurer des angles, mais d’observer comment l’articulation s’intègre dans les gestes courants. Certains patients disposent d’une amplitude correcte en position allongée, mais rencontrent des difficultés dès que le mouvement est sollicité en charge ou dans une situation du quotidien.
D’autres compensent sans s’en rendre compte, ce qui limite l’efficacité du geste et peut provoquer des tensions ailleurs. Cette analyse permet de cibler les priorités du travail de rééducation.

Restaurer la mobilité de manière progressive

Le travail de rééducation vise à restaurer progressivement la mobilité en respectant les capacités d’adaptation des tissus. Les mobilisations sont dosées, progressives et toujours intégrées dans une logique fonctionnelle. Forcer un mouvement trop rapidement peut renforcer les mécanismes de protection et accentuer l’appréhension.
À l’inverse, une mobilisation adaptée, répétée et bien tolérée permet aux tissus de retrouver progressivement leur souplesse et leur capacité à accompagner le mouvement :

Le rôle complémentaire du renforcement

Le renforcement musculaire joue un rôle essentiel dans la récupération de la mobilité. Une articulation raide n’est pas uniquement limitée par des tissus « trop courts ». Le manque de force ou de contrôle peut empêcher le patient d’explorer pleinement ses amplitudes.
Renforcer les muscles autour de l’articulation permet de sécuriser le mouvement et d’améliorer la confiance. Mobilité et force évoluent souvent ensemble, et c’est leur association qui permet une récupération durable et fonctionnelle.

Prendre en compte l’appréhension du mouvement

La rééducation tient également compte de l’appréhension du patient. Après une période douloureuse ou une chirurgie, certains mouvements sont évités par peur de se faire mal ou d’endommager l’articulation. Cette appréhension peut entretenir la raideur, même lorsque les tissus sont capables de bouger davantage.
Un travail progressif, expliqué et guidé permet de restaurer une relation plus sereine avec le mouvement et de diminuer les évitements inutiles.

Une évolution parfois fluctuante

L’amélioration de la mobilité ne se fait pas toujours de manière linéaire. Des variations peuvent apparaître selon le moment de la journée, le niveau de fatigue ou l’activité réalisée. Ces fluctuations sont fréquentes et ne traduisent pas nécessairement un échec de la rééducation.
L’objectif est d’installer des progrès durables, en permettant au patient de retrouver des gestes plus amples, plus fluides et plus confortables dans sa vie quotidienne.

Retrouver une mobilité fonctionnelle durable

La raideur articulaire n’est pas une fatalité. En comprenant les mécanismes qui la sous-tendent et en mettant en place une rééducation adaptée, il est possible d’améliorer la mobilité, de réduire les limitations fonctionnelles et de retrouver une utilisation plus naturelle de l’articulation.
La clé réside dans la progressivité, la régularité et l’adaptation du travail aux besoins spécifiques de chaque patient.

Ai-je bien compris ?

La raideur articulaire et la perte de mobilité sont fréquentes après une douleur, une chirurgie ou une période d’inactivité. Elles résultent souvent de mécanismes de protection et d’adaptations des tissus, indépendamment de la douleur. La rééducation vise à restaurer une mobilité utile et fonctionnelle par un travail progressif. Elle associe mobilisations, renforcement et prise en compte de l’appréhension. L’objectif est de retrouver des gestes du quotidien plus fluides, durables et sécurisés.

Article proposé par l’équipe du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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