kiné sport versailles, nos spécialités, Traumatismes du genou : ménisque, ligamentoplastie et ruptures, Rupture du LCA : pourquoi faire de la kiné avant l’opération

La rupture du ligament croisé antérieur (LCA) est une blessure fréquente du genou, en particulier lors des sports impliquant pivots, changements de direction ou réceptions de saut. Lorsque la stabilité du genou ne peut pas être restaurée par la rééducation seule, une chirurgie de reconstruction ligamentaire peut être proposée.
Dans ce contexte, une question revient souvent : si une opération est prévue, pourquoi commencer une rééducation avant la chirurgie ?
La kinésithérapie pré-opératoire ne vise pas à réparer le ligament rompu. Elle sert surtout à préparer le genou pour que l’intervention et la récupération qui suivra se déroulent dans les meilleures conditions possibles.

Préparer un genou plus mobile et moins inflammatoire avant la chirurgie

Après une rupture du LCA, le genou traverse souvent une phase où plusieurs perturbations apparaissent : douleur, gonflement, difficulté à tendre complètement la jambe ou à plier le genou. Ces éléments peuvent limiter le mouvement et modifier la manière de marcher.
Avant une chirurgie, il est généralement préférable que le genou retrouve un fonctionnement aussi proche que possible de la normale. Un genou souple et peu gonflé tolère mieux l’intervention et facilite les premières étapes de la rééducation post-opératoire.

Dans cette phase, la kinésithérapie cherche notamment à :

Ces objectifs peuvent sembler modestes, mais ils jouent un rôle important. Un genou qui reste raide, gonflé ou douloureux avant l’opération peut rendre la récupération plus difficile ensuite.

Réactiver les muscles et le contrôle du genou avant l’intervention

La rupture du LCA ne touche pas uniquement le ligament. Elle perturbe aussi le fonctionnement musculaire autour du genou.

Après la blessure, il est fréquent que le quadriceps — le muscle situé à l’avant de la cuisse — fonctionne moins bien.
Ce phénomène est parfois appelé inhibition musculaire arthrogénique. Le muscle est intact, mais il devient plus difficile à activer efficacement.
Cela semble lié aux perturbations provoquées par la lésion du genou, notamment le gonflement de l’articulation et les modifications des informations nerveuses provenant du genou vers le système nerveux.

La kinésithérapie pré-opératoire cherche donc également à réactiver progressivement les muscles et à améliorer le contrôle du genou pendant les mouvements.

Dans ce travail, plusieurs aspects sont souvent abordés :

Ces éléments ne remplacent pas le ligament croisé, mais ils contribuent à redonner au genou une meilleure organisation fonctionnelle avant l’opération.

Une préparation qui facilite la rééducation après la chirurgie

Après une ligamentoplastie du LCA — l’intervention qui consiste à reconstruire le ligament — la rééducation se déroule sur plusieurs mois. Elle comprend différentes étapes : récupération de la mobilité, renforcement musculaire, travail de la stabilité et reprise progressive des activités physiques.
Lorsque le genou arrive à l’opération déjà mobile, moins gonflé et avec des muscles réactivés, les premières phases de la récupération peuvent être plus simples à mettre en place.
La kinésithérapie pré-opératoire sert donc surtout à préparer le terrain. Elle ne modifie pas la décision chirurgicale, mais elle contribue à créer des conditions favorables pour la suite de la rééducation.

Ai-je bien compris?

Lors d’une rupture du ligament croisé antérieur, une chirurgie peut parfois être nécessaire pour restaurer la stabilité du genou. La kinésithérapie réalisée avant l’opération ne vise pas à réparer le ligament, mais à préparer le genou.
Elle permet souvent de diminuer le gonflement, de récupérer la mobilité et de réactiver les muscles autour de l’articulation. Elle aide également à améliorer la perception du genou et le contrôle des mouvements.
Un genou plus souple, moins douloureux et mieux contrôlé avant l’intervention peut faciliter les premières étapes de la rééducation après la chirurgie.
Cette préparation constitue donc une étape importante pour optimiser les conditions de récupération après une ligamentoplastie.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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