La préparation physique est aujourd’hui largement associée aux salles de sport, aux programmes d’entraînement et au coaching. Pourtant, lorsqu’elle est réalisée en kinésithérapie, elle repose sur une logique différente, tant dans ses objectifs que dans sa manière de prendre en compte la personne dans sa globalité. Comprendre cette différence est essentiel, notamment pour les personnes qui reprennent une activité sportive, qui ont des antécédents de blessure ou qui vivent avec certaines pathologies.
Une logique de programme versus une logique d’évaluation individuelle
En salle de sport, la préparation physique s’appuie le plus souvent sur des programmes généraux visant à améliorer la force, l’endurance, la condition physique ou la performance. Ces programmes reposent sur des principes d’entraînement valides, mais ils sont conçus pour s’adresser à un public large. L’individualisation reste limitée et ne tient généralement pas compte de l’historique médical, des blessures anciennes ou des pathologies éventuelles. L’approche suppose que le corps est sain et capable de tolérer les charges proposées, à condition de respecter les consignes de base.
En kinésithérapie, la préparation physique s’inscrit dans une démarche de soin, de prévention et d’adaptation. Elle débute systématiquement par une évaluation individualisée des capacités réelles du patient.
Cette évaluation prend notamment en compte :
- la mobilité articulaire et la force fonctionnelle,
- le contrôle moteur, la coordination et l’équilibre,
- la tolérance des tissus à l’effort et les antécédents de blessure.
L’objectif est de comprendre comment le corps fonctionne réellement, et non comment il devrait fonctionner en théorie.
Gestion de la douleur, progressivité et durabilité de la pratique
La différence majeure réside dans la prise en compte du contexte de santé. En salle de sport, le programme est souvent standardisé et appliqué à l’individu. En kinésithérapie, le programme est construit à partir de l’individu, de ses contraintes, de ses fragilités et de ses capacités actuelles. Cette approche est particulièrement importante chez les personnes ayant déjà été blessées, présentant des limitations persistantes ou souhaitant reprendre le sport malgré une pathologie connue.
La gestion de la douleur illustre également cette distinction. En salle de sport, la douleur peut être banalisée ou interprétée comme un inconfort lié à l’effort. En kinésithérapie, elle est analysée et intégrée dans la progression afin d’adapter les charges et les exercices. La progressivité repose sur la réponse du corps et non sur un programme figé, ce qui permet de limiter les blessures de surmenage.
La préparation physique en kinésithérapie peut ainsi :
- sécuriser une reprise sportive après blessure ou pathologie,
- préparer le corps avant un retour en salle de sport,
- accompagner une pratique existante en limitant les risques,
- favoriser une pratique durable compatible avec l’état de santé.
Ai-je bien compris?
La préparation physique en salle de sport repose sur des programmes généraux, tandis qu’en kinésithérapie elle est individualisée et adaptée à l’historique de santé. La kinésithérapie intègre l’évaluation, la gestion de la douleur et la progressivité pour sécuriser la pratique. Les deux approches peuvent être complémentaires.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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