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Pendant longtemps, la rééducation a été associée à des soins réalisés en position allongée ou assise, avec un accent mis sur le soulagement de la douleur et la récupération dite passive. Beaucoup de patients conservent encore cette image lorsqu’ils débutent une prise en charge. Pourtant, de plus en plus souvent, la rééducation intègre aujourd’hui le mouvement comme un élément central du traitement, y compris lorsque la douleur est présente.

Ce changement ne repose pas sur une mode, mais sur une meilleure compréhension du fonctionnement du corps. Le corps humain est conçu pour bouger et pour s’adapter aux contraintes qu’il rencontre. Lorsque le mouvement est limité trop longtemps, certaines capacités diminuent progressivement. La force, la coordination, la mobilité et la tolérance des tissus peuvent s’altérer, rendant le corps plus sensible aux efforts, même modérés. Dans ce contexte, rester uniquement dans des positions passives ne suffit pas toujours à restaurer une fonction durable.

Le mouvement comme outil central de la rééducation

L’approche moderne de la rééducation considère que le mouvement fait partie intégrante du traitement. Bouger permet d’observer comment le corps s’organise, comment les articulations travaillent ensemble et comment les muscles réagissent aux contraintes. Le mouvement apporte ainsi des informations essentielles sur l’origine des douleurs et sur les compensations mises en place par le patient, parfois de manière inconsciente.

Intégrer le mouvement dans la rééducation permet également de stimuler les tissus de façon progressive. Les muscles, les tendons et les articulations ont besoin de contraintes adaptées pour retrouver leur capacité d’adaptation. Sans cette stimulation, le corps peut devenir plus fragile et moins tolérant aux sollicitations du quotidien.

Cette approche vise notamment à :

Le travail actif, lorsqu’il est bien dosé, contribue à renforcer les structures, améliorer la coordination et restaurer une fonction plus robuste.

Pourquoi la position allongée ne suffit pas toujours

Cela ne signifie pas que les soins passifs ou les positions allongées n’ont plus leur place en rééducation. Ils restent utiles dans certaines phases, notamment lorsque la douleur est importante ou que le mouvement est très limité. En revanche, s’appuyer uniquement sur ces techniques peut laisser persister une fragilité fonctionnelle, surtout lors du retour aux gestes du quotidien.

Le mouvement permet de faire le lien entre la disparition de la douleur et la capacité réelle du corps à bouger sans contrainte excessive. En rééducation, il n’est pas utilisé pour « faire travailler » le patient, mais pour traiter. Il aide le corps à réapprendre à gérer les contraintes normales de la vie quotidienne, comme marcher, se pencher, porter des objets ou changer de position.

Cette démarche repose sur des principes connus en physiologie : ce sont les contraintes progressives et bien dosées qui permettent aux tissus de s’adapter. À l’inverse, l’évitement prolongé du mouvement peut entretenir une fragilité et favoriser les récidives douloureuses.

Le travail par le mouvement permet ainsi de :

Ainsi, si la rééducation ne se fait plus seulement allongé sur une table, c’est parce que le mouvement est devenu un levier essentiel pour comprendre la douleur, restaurer les capacités du corps et permettre un retour durable à des gestes non douloureux dans la vie de tous les jours.

Ai-je bien compris?

La rééducation ne se limite plus aux soins passifs en position allongée, car le mouvement est aujourd’hui considéré comme un véritable outil de traitement. Il permet d’analyser le fonctionnement du corps, de stimuler les tissus de façon progressive et de restaurer une fonction plus solide et durable dans les gestes du quotidien.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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